Cet ouvrage se propose de faire le point sur la continuité du
sénat romain à l’époque impériale. Le taux de renouvellement
important du sénat romain est un phénomène mis en évidence depuis
longtemps par les historiens. Pourtant certaines familles
y sont attestés sur une longue durée,
quelquefois sur plusieurs siècles. L’auteur s’interroge
alors sur les mécanismes de cette continuité, en particulier sur
le rapport qui existe entre la continuité du nom et celle
de la famille. Le nom peut se transmettre en dehors
du cercle agnatique, et la famille peut disparaître socialement et
se poursuivre biologiquement. La plupart du temps, les
sources ne permettent d’appréhender que la perpétuation
du nom (gentilice), e- confusion. Après l’étude des
facteurs de rupture et des atouts de la continuité, on trouvera l’analyse prosopographique
et généalogique de plusieurs groupes connus sur une durée importante.
Les diverses modalités de transmission des noms au sein de ces
groupes seront ainsi mises en valeur.